Jean-Louis Borde

JEAN-LOUIS BORDE

Photo Jean-Louis Borde-empreinte

Directeur logistique dans la région de Nantes, Jean-Louis Borde est un passionné de course à pied. Fervent partisan des Jeux Olympiques Paris 2024, il a écrit son premier roman, L’Empreinte effacée, une épopée moderne en soutien à ces jeux.


Comment vous est venu l’idée d’écrire ? En général et ce roman en particulier ?

À l’origine, rien ne me prédestinait à écrire hormis un film que je visionnais sans cesse dans ma tête. Une fiction à la fois claire et limpide qui n’en finissait pas de tourner depuis plus de 20 ans. Ne me demandez pas pourquoi cette histoire, car je ne le sais pas vraiment. Peut-être le rêve enfoui d’avoir voulu devenir un champion… Ce roman, en tout cas, n’a rien d’un hasard avec cette concomitance avec la sélection de Paris pour les jeux Olympiques de 2024. 

Et un jour de janvier 2014, mon épouse m’a lancé le défi de l’écrire et ça a été le déclic. Je ne la remercierai jamais assez ! J’ai mis une année pour le réaliser, chaque soir je me mettais à l’écriture à partir de 22h… Je n’avais aucune prédilection à être écrivain et pourtant j’ai poussé les portes de l’impossible et réalisé ce rêve de coucher cette belle histoire sur le papier. La suite, vous la connaissez…

Les Éditions Salto ont sublimé ce rêve ! Un grand merci à vous de m’avoir publié. 

Et la suite? Trois autres idées de romans dans mon escarcelle, tous aussi différents les uns que les autres…

Pourquoi le marathon ? Êtes-vous sportif vous-même ?

Mon rêve est de courir un marathon et d’avoir l’immense fierté de passer la ligne d’arrivée après ces 26 miles et 385 yards mythiques. Peu importe le temps, c’est un rêve d’exploit. L’empreinte effacée m’y a transporté virtuellement. 

J’ai été sportif, j’ai pratiqué le cyclisme sur route en compétition pendant une vingtaine d’années au niveau amateur. C’est un autre sport de fond où j’ai connu la souffrance mais aussi la fierté d’aller au bout de l’effort. Un sport qui apprend le vrai sens du mot volonté. J’ai toujours mis un point d’honneur à ne jamais abandonner. J’ai depuis gardé toujours cela en moi.

Avez-vous des lectures de prédilection ? Des auteurs ou des livres qui vous auraient marqué ?

Je vais vous faire un aveu et ne m’en voulez surtout pas. J’ai lu et je lis très peu…

Mais si je devais retenir deux livres qui m’ont marqué, ce sont Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Un roman qui prête beaucoup à réfléchir et à se poser des questions sur l’évolution de la société. Et La grande muraille de Claude Michelet, sans doute pour le clin d’œil à un auteur fondateur de l’école de Brive, ma région d’origine, mais aussi pour la persévérance ou l’obstination du héros qui consacre sa vie entière à la construction d’une muraille de pierre. C’était tout simplement son rêve, celui de laisser à jamais son empreinte sur ce bout de terre du Quercy.

Enfin… « Littérature et sport », qu’en pensez-vous ?

Une riche idée ! Un vrai défi qu’est celui de vouloir faire vibrer le lecteur autour d’un sport ou d’un exploit sportif comme le spectateur peut tout aussi vibrer dans un stade ou devant sa télévision au son de la voix d’un commentateur déchaîné. La culture au sens large et le sport vont de plus en plus être indissociables. C’est un pont qui permet au lecteur de découvrir le sport et au sportif de découvrir la littérature. Il était grand temps que le cliché du sportif ignare incapable de lire un bouquin tombe. Il était grand temps que le cliché de l’intellectuel oisif incapable de taper dans un ballon tombe aussi.

Les éditions Salto font bouger positivement les lignes et démontrent la complémentarité de la littérature et du sport. La littérature sportive a de très beaux jours devant elle.

Quelle belle illustration serait de dédicacer L’empreinte effacée à l’arrivée du Marathon de Paris !