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William Webb Ellis... - Sylvain Faurax
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William Webb Ellis, Selon ses propres règles – suivi de – Trajectoires et vibrations

18.00 

Le sport est avant tout une question de vibrations, Sylvain Faurax transmet, avec passion, sensibilité et poésie, l’essence même du sport.

Description du produit

En bref

TITRE : WILLIAM WEBB ELLIS,
SELON SES PROPRES RÈGLES
suivi de
TRAJECTOIRES ET VIBRATIONS

AUTEUR : SYLVAIN FAURAX

POUR QUI ? LECTEURS – AMATEURS DE SPORT – LECTEURS À LA RECHERCHE DE CURIOSITÉS LITTÉRAIRES

QUEL(S) GENRE(S) : LITTÉRATURE SPORTIVE – ROMAN BIOGRAPHIQUE – NOUVELLES

THÈMES : HISTOIRE DU SPORT – ÉMOTIONS SPORTIVES – DÉPASSEMENT DE SOI

FORMAT : 216 PAGES, 14 x 21 CM

PRIX PUBLIC TTC : 18 €

ISBN : 979-10-95408-07-9

SORTIE : 12 OCTOBRE 2016

Présentation

 Résumé

• William Webb Ellis, Selon Ses Propres Règles. Émotions grandeur nature pour ce roman biographique retraçant la vie de William Webb Ellis. Grâce à un souffle épique indéniable, Sylvain Faurax redonne vie à l’inventeur légendaire du rugby. Sous sa plume, l’homme rejoint les destins mythiques de ceux qui refusent l’ordre établi…

• Trajectoires et Vibrations. Face à la mise en avant des grandes vedettes du sport, Sylvain Faurax met à l’honneur des trajectoires de sportifs anonymes. Ils s’appellent Léo. Garance, Samuel ou Lucien. Mais en fait, peu importe leur nom.

Le mot de l’éditeur 

Le sport est avant tout une question de vibrations, Sylvain Faurax transmet, avec passion, sensibilité et poésie, l’essence même du sport.

Extraits

Extrait 1

En réalité, ce qui le terrifiait le plus dans la vie était d’oublier le visage de son père. Ses traits s’évadaient à petit feu de sa mémoire et il luttait tous les soirs avant de s’endormir pour entretenir l’image de son papa. Pas de photographies à cette époque, juste l’histoire d’un héros, la légende d’un père ayant placé dans son cœur les germes du courage et de la fierté. Il était également une ombre fuyante source de lumière, mais aussi de misère pour sa famille. James avait eu le tort de s’être éteint trop tôt, tombé sous la lame d’un cavalier polonais en Espagne quand William n’avait que cinq ans. Lorsque son père était parti en campagne, sa mère lui avait demandé de ne pas s’inquiéter. « Se battre pour ceux qu’on aime rend invincible », avait-elle dit. Les mots du mensonge résonnaient encore dans sa mémoire. Comment survivre au métal qui transperce les poumons ? Maintenant, il avait neuf ans et il était devant ce portail austère pour démarrer une nouvelle vie. Violet ne voulait pas qu’il grandisse avec la douceur des fantômes et des légendes pour seule perspective. La Rugby School serait la figure d’autorité qui lui manquait et qui lui permettrait de devenir un homme.

Extrait 2

À la faveur d’un rebond, William capta la balle à la main tout près de ses buts. Dans ce cas-là, il était obligatoire de frapper de nouveau au pied après trois pas de retrait au maximum. Il resta une seconde immobile, croyant apercevoir Gatling à l’opposé du terrain. Le plus sage aurait été de botter le plus loin possible pour se débarrasser de cette balle et se préserver de la ruée adverse imminente qui ne manquerait pas, tel un rouleau compresseur, de le piétiner et le briser. Immobile comme sous une puissante cascade assourdissante, celle des hurlements des spectateurs et des rares partenaires, il opéra un pas de retrait pour se soustraire aux flots de ses pensées, des conventions, des règles, des chaînes. Dans un état second, il lui vint alors à l’idée de traverser le terrain par tous les moyens pour offrir ce maudit ballon à son maître. Il pensa aussi à son père brisant les lignes ennemies sur cette colline d’Albuera.

Extrait 3

Léonard ne s’était battu qu’une seule fois dans sa vie, il devait avoir une dizaine d’années. De larges moulinets avaient fendu l’espace de façon anarchique et inutile, cela n’avait duré que quelques secondes. Rivalité pour une fille. Trop-plein d’émotions. Forcément.

Léonard n’avait jamais aimé se battre, ce qu’il aimait c’était la boxe. Enfant, il se levait parfois à 4 h du matin pour voir les grands événements diffusés sur la chaîne cryptée dont le décodeur faisait office de bon génie. Il voyageait alors vers Las Vegas, terre d’exploits et de légendes. Il se souviendrait toute sa vie des affrontements mythiques opposant Fabrice Tiozzo et Virgil Hill, Mike Tyson et Larry Holmes ou encore Evender Holyfield et George Foreman. « Big George » serait à jamais sa madeleine de Proust, sa couverture culturelle dans les coups de froid de l’existence.

Extrait 4

Ce fut au tour de Léo de se voir invité à assister aux répétitions de Nelly. Il était bien forcé d’accepter et de s’intéresser à une activité qu’il n’appréciait pas du tout. Il jalousait secrètement Jona, le partenaire de sa belle. Il redoutait de rencontrer celui qui occuperait le rôle du prince dans le spectacle en préparation. Blanche Neige serait rousse. Danse contemporaine… Sur le chemin de l’atelier, il taquina Nelly en demandant si Jona porterait un tutu. Les hommes ne portent pas de tutu, lui fit-elle savoir, même en danse classique.

Arrivé sur place, Léo, carcasse massive et musculature saillante, se fit tout petit dans cet univers étranger. Appuis dissonants, courbes infinies, vagues d’énergie.

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