» Roman » Roman historique » Premier danseur, simple sujet
Premier danseur, simple sujet - Mathilde Denanot

Premier danseur, simple sujet

17.00 

Description du produit

Saint-Pétersbourg, fin du XIXe siècle, Dimitri Madouline, maître de ballet à l’École Impériale, modèle l’avenir de jeunes danseurs. Vladimir, petit prolétaire issu des bas-fonds de la ville et Akim, fils de nobles, enchaînent les pas de danse, répétitions, ballets, frustrations et espoirs. La psychologie des uns et des autres, les attachements et désintérêts décideront aussi de l’histoire tourmentée et nihiliste du fils de Madouline, Kostia. Dans Premier danseur, simple sujet, Mathilde Denanot cisèle un roman riche, précis et fort où la recherche de reconnaissance, d’amour et d’image paternelle oriente l’histoire de chaque personnage, et celle de la danse.

  • ISBN: 979-10-95408-05-5
  • Format: 14×21 – 176 pages
  • Prix de vente public: 17 €

Extrait 1

Dimitri Madouline aimait la beauté, sous toutes ses formes. Capable de s’émouvoir aussi bien devant la majesté d’un ballet que la finesse d’une étoffe ou l’esquisse d’un peintre, il était un adorateur d’art au sens large. Une strophe, un vers, un mot d’Ovide, de Dante ou Goethe pouvaient le transfigurer et le laisser pensif des heures durant.

Extrait 2

Avant même d’avoir vu le gamin danser, il avait deviné qu’il ne ferait pas l’affaire. Il l’avait su au premier coup d’œil en le voyant réajuster son collant avec sa grosse patte de fermier. après ça, le gosse aurait bien pu lui faire le plus prodigieux des grands jetés, il l’aurait recalé malgré tout. Mais il n’y avait rien eu de prodigieux, évidemment. Il y avait eu l’exécution appliquée et sans âme d’un programme, la besogne déplaisante et presque risible d’un bœuf qu’on voulait vaille que vaille transformer en sauterelle. À quoi bon ? Ce petit était lourd, qu’est-ce qu’il y pouvait ? Pas gros non, mais épais, ce qui était pire. Et dans son intérêt, il valait mieux arrêter les frais dès à présent.

Extrait 3

Les convictions socialistes d’Akim s’étaient dessinées à l’adolescence, forgées à l’université et précisées dès son entrée dans la vie active. Mais un trait fondamental le distinguait des nihilistes et le convainquait de s’en tenir à un socialisme moins forcené : le recours à la violence. Akim se sentait plus proche des revendications d’un Lénine, récent fondateur de l’Union de combat pour l’émancipation de la classe ouvrière. Il était sensible au parcours de cet homme dont le frère avait été impitoyablement exécuté par Alexandre III.

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Premier danseur, simple sujet”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.