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Fausses pelles Recto
Fausses pelles R-V

Fausses pelles

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16.00 

Un recueil de nouvelles qui, par la voix du narrateur Pierre, raconte l’aviron, ses hauts et ses bas, ses anecdotes, ses exploits, ses fausses pelles… Une bible pour qui aime l’aviron, et qui l’a pratiqué !

Distinctions

  • Prix Goncourt de la Nouvelle 2017 : sélection Prix Goncourt de la Nouvelle 2017 – deuxième place. Lauréat : Retourner à la mer (Raphaël Haroche )
  • Grand Prix Sport & Littérature 2017 : sélection Grand Prix Sport & Littérature 2017 (Association des Écrivains Sportifs de France). Lauréat : Scènes de Boxe (Elie Robert Nicoud)
  • Prix Jeunesse du Festival Lettres et Images du sport de Bressuire 2017 : sélection (résultats connus en novembre 2017)

Dans la presse

« Autant de gourmandises savoureuses où l’auteur et le narrateur ne font qu’un…«   (Le Courrier Picard)

« Chaque nouvelle est bien huilée, et son mécanisme graissé à point, à l’égal d’un chemin de coulisse. L’auteur, qui ne manque pas d’humour, possède ce sens de la chute que le genre exige.«   (Pierre Assouline, La République des livres)

Revue de presse – Fausses pelles

 

Description du produit

En bref

TITRE : FAUSSES PELLES

AUTEUR : BENOÎT DECOCK

POUR QUI ? AMATEURS D’AVIRON – AMOUREUX DES SPORTS DE NATURE – LECTEURS À LA RECHERCHE DE CURIOSITÉS LITTÉRAIRES

QUEL(S) GENRE(S) : LITTÉRATURE SPORTIVE – LITTÉRATURE DE SOUVENIRS – RÉCITS VIVANTS

THÈMES : AVIRON – NATURE – AMITIÉ – NOSTALGIE – AMBIANCE FRATERNELLE

FORMAT : 144 PAGES, 14 x 21 CM

PRIX PUBLIC TTC : 16€

ISBN : 979-10-95408-06-2

SORTIE : 12 OCTOBRE 2016

Présentation

Résumé

Benoît Decock, par la voix de Pierre, enfant, adolescent puis adulte raconte l’aviron… et même un peu plus : l’exigence de discipline, de rythme et de cadence, la passion et la liberté, l’harmonie avec l’eau, les paysages.

L’écriture poétique et décalée évoque des souvenirs teintés tour à tour d’humour, d’autodérision et de gravité : plaisir d’être sur l’eau, courses, victoires, entraînements, amitié, femmes, effort, douleur, émois.

Le mot de l’éditeur

Avec Fausses pelles, Benoît Decock peint une fresque impressionniste de portraits hauts en couleur, d’ambiances en demi-teinte, de déconvenues… de fausses pelles ! 

Extraits

Extrait 1 – Initiation

Avec mes épaules d’ablette, mes cannes de serin flottant dans un short taille douze ans, petit, léger et frais, les grands m’ont vite repéré quand je suis arrivé au club d’aviron. Ils cherchaient un barreur, un petit bonhomme, pour compléter leur équipage et enfoncer suffisamment la coque de leur bateau pour arriver à bonne jauge. Un poids, rien que du lest, qui accessoirement, pourrait diriger l’embarcation le temps d’une sortie.

Extrait 2 – Fausses pelles

Je me vois déjà à l’arrivée, brandissant la coupe avec les copains devant une foule en liesse. C’est à ce moment que venu de nulle part, m’arrive un violent coup de poing dans les dents, un peu comme ceux que le gros Totof distribuait à la récré, à la différence près que cette fois l’impact reste collé sur ma figure au point de me faire basculer en arrière. Les pieds coincés dans la barre de pieds, je ne peux pas me dérober face à ce coup qui appuie ensuite sur ma gorge, puis sur mes côtes, à me couper le souffle. Je lutte, mais ce qui pousse est beaucoup trop fort. Contraint à m’allonger, le manche de l’aviron vole au-dessus de mon visage et s’en va derrière moi. C’est une fausse pelle, et une sévère ! Le bateau est freiné. Il s’arrête, presque complètement.

Extrait 3 – Mon entraîneur

Mon entraîneur rêvait de réconcilier les rameurs et les mariniers. On navigue sur les mêmes eaux, mais il y a un monde qui nous sépare. Il y a ceux qui travaillent et ceux qui s’amusent. Les mariniers ne perdent pas de temps à ralentir pour le passage des promeneurs, et les rameurs râlent ou insultent les péniches qui font trop de vagues. Les échanges de bordées de jurons, tantôt en flamand, tantôt en français, jetés par-dessus bord sont monnaie courante. Mon entraîneur nous demandait de respecter cette profession ; il se sentait du même monde. Assis dans son canot moteur, il leur faisait toujours un signe de la main. Parfois un batelier lui répondait. Il vivait de petits boulots : surveillait dans les internats, rendait de menus services, coupait du bois, bricolait chez les veuves, vidangeait les voitures, braconnait, ramassait des noix ou des champignons qu’il vendait aux restaurants.  

Extrait 4 – La douce musique des disques de fonte

Les minutes passent et je me refroidis. Une fois le chant terminé, vite enchaîner le travail des lombaires puis le développé couché. Avant de passer aux squats, je jette un œil sur le CD posé sur le râtelier à haltères. Norma, Bellini, ainsi que des extraits d’opéras interprétés par Callas… Le Casta Diva venait de s’achever. Je parcours le livret et découvre l’histoire. Les minutes passent. Je commence mon travail de squat, refroidi… Arrive alors la scène finale où Norma implore son père et sa servante de s’occuper de ses enfants avant de se jeter dans le bûcher rédempteur. La barre chargée sur les épaules, les jambes flanchent et je manque de m’effondrer tant par l’émotion que par l’improbabilité de la scène. Peut-on sérieusement envisager un athlète au sommet de sa forme, tout en muscle et en sueur, défaillir au son d’une voix et à la chaleur de son timbre ? Est-ce sérieux de laisser une larme rouler sur sa joue quand on a l’équivalent du poids d’une cantatrice sur les épaules ?

2 avis pour Fausses pelles

  1. 5 sur 5

    :

    Livre de nouvelles très sympathique et qui se lit très bien. Le style de l’écrivain est brillant. Il nous narre avec une certaine fluidité et toujours bien imagé avec de belles métaphores les exigences du haut niveau sportif, de telle façon que le lecteur (même pour le profane que je suis ) ne se sent jamais désorienté par rapport à cette discipline qu’est l’aviron…En conclusion « Fausses pelles » est vraiment à l’opposé du « Vrai râteau »

  2. 5 sur 5

    :

    « Fausses pelles »: voilà un tres bel et agréable recueil de nouvelles sur le monde de l aviron. Tous les rameurs se retrouveront avec délectation dans les aventures de Pierre. Et pour les non initiés, ils trouveront ici une description fidèle et émouvante de ce que ce sport et son univers font vivre à ses pratiquants. Tout y est, et décrit avec humour, malice et délicatesse. Le style est tres agréable et vivant et donne envie de tout de suite devorer la nouvelle suivante!
    « Fausses pelles » est donc une vraie réussite à bien des égards! Bonne lecture!

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