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Comme si le monde flottait

16.00 

« Le rugby, je me trompe qui sait, à mes yeux c’est une danse virile où le corps est vraiment en jeu, au centre de tout, une danse où se rejouent tous les symboles de la vie et de la mort, une danse que rien au monde ne semble pouvoir corrompre ni intimider. Au rugby comme dans l’architecture que j’aime, on commence par enterrer les choses avant de pouvoir s’élever à des hauteurs à ne pas croire. » 

Dans la presse

« Comme si le monde flottait. Ainsi titré ce recueil de nouvelles ciselées et ovales. Adoucissant. » (Richard Escot, Côté Ouvert, L’Équipe)

Description du produit

En bref

TITRE : COMME SI LE MONDE FLOTTAIT

AUTEUR : BENOIT JEANTET

POUR QUI ? LECTEURS – AMATEURS DE RUGBY – LECTEURS À LA RECHERCHE DE CURIOSITÉS LITTÉRAIRES

QUEL(S) GENRE(S) : LITTÉRATURE SPORTIVE – NOUVELLES

THÈMES : RUGBY – ÉMOTIONS SPORTIVES – SOUVENIRS SPORTIFS – MÉLANCOLIE

FORMAT : 160 PAGES, 14 x 21 CM

PRIX PUBLIC TTC : 16 €

ISBN : 979-10-95408-04-8

Présentation

 Résumé

Comme si le monde flottait est le livre de la passion pour le ballon ovale, passion déclinée en trente-trois nouvelles. Avec nostalgie, tendresse et poésie, Benoit Jeantet tisse son rugby sur une trame vivante de souvenirs teintés de mélancolie, d’évocations et de sensations. Chaque « je » est différent. Et pourtant, chaque « je » devient universel. Nous sommes cette petite fille qui accompagne son père dans ses déplacements rugbystiques. Nous sommes ces deux amis d’enfance qui se rappellent d’une finale en cadets. nous sommes ce joueur auteur d’un crochet présomptueux qui causera la défaite de son équipe…

Le mot de l’éditeur 

Par une succession de portraits emplis de tendresse, Benoit Jeantet nous fait partager le rugby de l’intime. Il nous plonge dans les fondamentaux du rugby universel : attachement au terroir, joie collective, souffrance, amitié et solidarité.

Extraits

Extrait 1 – R12 GORDINI

Mon père est déjà parti au stade et je me demande lequel de ses yeux sera fermé cette fois, à son retour. Le rugby, grand-mère dit que c’est un jeu à quoi jouent les garçons quand ils veulent partager entre eux « des secrets que nous autres, les femmes, on n’aimerait pas trop connaître. » Grand-mère et son fatalisme de princesse tibétaine. Et ils ont tant de secrets à partager que ça leur prend une après-midi entière. Parfois il arrive même que l’après-midi déborde sur la nuit.

Extrait 2 – Comme si le monde flottait

Hier matin, j’avais rendez-vous avec Alex. Alex, tu sais bien. Le bel Alex. Voilà. Alex le meilleur junior d’Île de France, comme nous le répétait sans cesse Colombo, à l’époque. Oui, Colombo, l’entraîneur qu’on a toujours trouvé un peu louche, tu te souviens, avec ses demi-montantes hors d’âge, sa tête de vieil évêque porté sur la bouteille, cette tête cuivrée à l’anis qu’une espèce de torticolis permanent faisait pencher à gauche, oh et puis les grosses chaussettes jaune pisse et son imper mastic, au moins deux fois sa taille, moucheté de boue de bas en haut, qu’été comme hiver il ne quittait jamais. Alex. Notre premier centre. Je sais qu’en dehors du terrain… ahem… vous n’étiez pas tellement… proches. Alex. Ses airs un peu corsaires, un peu gitans. Et puis beau comme un dieu. Une passe des deux côtés. Fluide. Mais oui, chacun de ses gestes c’était flagrant comme la grâce. Des jambes, mon dieu, des jambes extraordinaires. Et le moindre de ses crochets qui broyait les nerfs et les cœurs adverses. Alex. Oui. C’est ça, c’est ça…

Extrait 3 – Les dernières lumières du jour

Je revois encore Gilles haussant un sourcil interloqué et puis, au bout de quelques secondes, me lancer, avec sa malice bienveillante : « oh mais si c’est ce jeu si noble qui vous aura fait du chagrin, plaignez plutôt le vide dans lequel se débattent tous ceux qui n’ont jamais eu la chance d’être initiés à cet art tellement complexe, tellement terrible et tellement beau. Je ne veux surtout pas me montrer pédant mais il me semble que de tous les sportifs, les joueurs de rugby sont les derniers architectes de l’utopie. Des sortes de danseurs, certes un peu trop lourds, mais qui seraient comme du vent. Le rugby, je me trompe qui sait, à mes yeux c’est une danse virile où le corps est vraiment en jeu, au centre de tout, une danse où se rejouent tous les symboles de la vie et de la mort, une danse que rien au monde ne semble pouvoir corrompre ni intimider. Au rugby comme dans l’architecture que j’aime, on commence par enterrer les choses avant de pouvoir s’élever à des hauteurs à ne pas croire.»

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