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12 juillet - Bruno Colombari

12 juillet

18.00 

Et vous, que faisiez-vous le 12 juillet 1998 ?
Giovanni, Fred et Louise vivent la finale entre la France et le Brésil, et refont le monde…

Description du produit

 

En bref

TITRE : 12 JUILLET

AUTEUR : BRUNO COLOMBARI

QUEL(S) GENRE(S) : LITTÉRATURE SPORTIVE – ROMAN – HUIS CLOS – ROMAN GÉNÉRATIONNEL – ROMAN POLYPHONIQUE

THÈMES : FOOTBALL– PASSION– AMITIÉ – AMOURS– SOCIÉTÉ

FORMAT : 216 PAGES, 14 x 21 CM

PRIX PUBLIC TTC : 18€

ISBN : 979-10-95408-09-3

SORTIE : 5 DÉCEMBRE 2016

Présentation

Résumé

12 juillet 1998. 20h35. Saint-Denis. Dans vingt-cinq minutes débutera la finale de la Coupe du monde de football entre la France et le Brésil. Zidane, Ronaldo, Barthez et les autres s’apprêtent à entrer en lice.

À 750 kilomètres de là, dans une maison de famille de vacances, trois trentenaires, Louise, Giovanni et Fred se préparent à suivre le match sur une vieille télévision.

Durant près de deux heures pendant lesquelles le temps est comme suspendu, leurs réactions et leurs souvenirs s’entrecroisent avec les petits et les grands moments d’une finale qui va entrer dans l’histoire.

Le mot de l’éditeur

Plus qu’un roman sur le football, Bruno Colombari écrit avec 12 juillet un huis clos estival saisissant dans lequel il peint un tableau des passions, des doutes et des interrogations de la génération X sur la société française…

Extraits

Extrait 1

Dans vingt minutes la finale va commencer et Giovanni est toujours là. Retiens-le, retiens-le, ne le laisse pas partir. Tout l’après-midi j’avais ça en tête. Un mauvais pressentiment, je ne sais pas pourquoi. S’il part, tu ne le verras plus. Retiens-le.
J’y suis arrivée. Même si tout à l’heure, j’ai bien cru qu’il allait nous laisser. Il s’est levé du vieux fauteuil de cuir dans lequel il s’était assoupi, puis a fouillé ses poches comme s’il cherchait ses clés, et au moment où il ouvrait la bouche, je me suis précipitée vers lui avec la BD de Loisel sous le bras.
« Dis-moi, Giovanni, tu es sûr que Mains Rouges, c’est le dernier tome de Peter Pan ? J’aimerais bien que l’histoire continue, il peut pas nous laisser tomber comme ça… »
Ça a marché. Ça marche à tous les coups, à condition de trouver le bon moyen.

Extrait 2

Au début, ils appelaient ça la mort subite. Un peu macabre, évidemment, mais qu’est-ce qui ne l’est pas, d’abord ? Il y a tellement de choses qui s’arrêtent brutalement, qui cassent avec un bruit sec… Mais là, ce n’est qu’un but. Et comme dans le foot moderne la communication est essentielle, on a remplacé « mort subite » par « but en or ». Beaucoup plus con, ça fait jeu télévisé, tu tournes une roue et tu décroches le magot. Mais dans sa vulgarité, le terme n’est pas faux. En te qualifiant, le but en or te donne accès à un niveau de compétition supérieur, mais surtout à des rentrées d’argent conséquentes pour tout ce petit monde. Ceux qui courent sur l’herbe, ceux qui diffusent, ceux qui impriment, ceux qui vendent du panneau. Va pour le but en or.
En fait, dans un match de foot, il y a trois protagonistes : les deux équipes et le temps.

Extrait 3

C’est comme ça, que veux-tu, quand on me parle du Brésil, ça ne m’évoque pas immédiatement le pays, encore moins l’équipe de foot. Moi, c’est au film de Terry Gilliam que je pense d’abord. Et la chanson Aquarela do Brasil qui l’a inspiré, cette vieille rengaine des années trente.
J’avais dix-sept ans quand j’ai découvert Brazil au cinéma, et depuis je n’ai jamais rien vu d’aussi fort, d’aussi riche visuellement, d’aussi inventif, d’aussi fou. Et j’en ai vu, des films, je peux te le dire, mais aucun autre ne m’a laissé de souvenirs pareils.

Extrait 4

Bizarre cette manie que j’ai, dans les moments importants, de penser à ceux qui ne sont pas là, d’imaginer leur réaction. Solange, ce n’est pas compliqué : elle déteste le foot, qu’elle trouve macho et stupide, « un sport de mecs qui ont encore quelque chose à prouver ». Elle est comme ça, ma mère, l’idée même de compétition la met en rogne. Au moins, on ne peut pas lui reprocher d’avoir trahi les idéaux de la contre-culture dans laquelle elle a grandi.
Je me suis souvent demandé par quel hasard j’ai pu venir au monde, issu d’un couple pareil : au milieu des années soixante, quand mes parents se rencontrent pendant une manif contre la guerre du Vietnam, ils n’ont presque rien en commun.
Lui a plus de quarante ans, c’est un militant communiste fidèle sinon fervent […]. Elle, 25 ans, a quitté ses parents depuis six ans sur un coup de tête et ne veut surtout s’attacher à personne. Elle voit dans le modèle familial l’exemple même de la structure oppressive, qui verrouille les cœurs, attise les haines et étouffe la créativité. Elle dévore la littérature féministe et travaille dans une usine de montres. Aucune chance qu’elle se mette en couple et qu’elle fasse un enfant.
Pourtant, elle m’a mise au monde en juin 1968, et même si je n’ai jamais su si Peter et elle m’avaient voulu, pour moi ça ne fait guère de doute : une féministe savait comment s’y prendre pour ne pas avoir d’enfant, quant à mon père, s’il n’en avait pas eu à son âge, c’est qu’il avait lui aussi pris ses précautions.

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