David Xoual

David Xoual-Du lierre

Né en 1982, David Xoual est diplômé de l’université Paris V. Il travaille dans l’édition et la communication en tant que rédacteur indépendant. Passionné de sports américains, grand admirateur des USA, et auteur de guides de voyage, il a également contribué à Paulette Magazine et à Yard PaperDu lierre dans le bitume est son premier roman.


Comment t’est venue l’envie d’écrire ? En général et Du lierre dans le bitume en particulier ?

J’ai toujours aimé écrire. Je suis concepteur-rédacteur de métier, mais je n’avais jamais osé franchir l’étape de passer à la fiction, d’écrire un roman. Je lis beaucoup, et cela me paraissait, et me parait toujours, compliqué d’être à la hauteur. Concernant DLDLB, c’est grâce à Salto, et à ma femme. Après nos discussions, je me suis lancé et j’ai pris confiance au fur et à mesure de l’écriture. Comme le dit Stephen King, « Écrivez la porte fermée, corrigez la porte ouverte ».

Peux-tu nous raconter l’écriture du roman ?

Après avoir trouvé le sujet, le terreau du roman (celui du sport universitaire US), il y a eu une période de recherches même si j’ai commencé à écrire en parallèle. Je suis fan de Tom Wolfe et j’admire sa capacité à retranscrire, de manière chirurgicale, un milieu social, une atmosphère… Du coup, la partie « recherches » a été très importante et surtout très variée : de ESPN (chaîne de télévision sportive américaine) à Libé en passant par des docs.

On te sent, d’après le roman, très imprégné par la culture US. D’où cela vient-il ?

Ce n’est pas tant les US que la culture dominante de mon époque, et de ma génération. Je suis né en 1982, et avoir une paire de Nike, c’était la base ! Plus sérieusement, je suis toujours intrigué, limite fasciné par ces pays-continents à l’instar de la Russie, l’Inde, la Chine aujourd’hui. Concernant les US, c’est un formidable terrain de jeu. C’est un pays jeune, dans le sens historique, et cela offre un potentiel incomparable en termes de sujets. C’est un pays aussi extrême que sa grandeur géographique.

Et le basket, quelle place occupe-t-il dans ta vie ?
Pour être sincère, très peu aujourd’hui. J’aime le sport en général, et particulièrement les sports collectifs comme le basket. J’ai commencé à jouer à l’école primaire. On avait un terrain de basket dans la cour et une prof de sport exceptionnelle. Les dimanches, les grands de mon quartier allaient jouer sur ce terrain. Le basket, c’est  une madeleine de Proust. Le toucher, le bruit des dribbles, l’odeur d’un ballon en cuir… Aujourd’hui, je ne joue plus mais si on m’en donne l’occasion, un ballon, je suis en plein kif comme un gamin.

Cela va faire deux ans que Du lierre dans le bitume est sorti, as-tu d’autres projets d’écriture ?
Oui, je suis en train de terminer un recueil de nouvelles, et une pièce de théâtre. Ça ne parle pas de sport, mais de notre époque.

As-tu des lectures de prédilection, des auteurs ou des livres qui t’auraient marqué et qui t’inspireraient ?

Il y en a trop. Si je devais citer un livre, Voyage au bout de la nuit… Concernant les auteurs, j’ai beau lire tous les jours, je suis encore loin de tout connaître. Mais je citerai Céline, Mordecai Richler, Kateb Yacine, Nerval, Poe, Paul Auster, Zweig, John Irving, Kessel… et notamment Les Mains du miracle. Un ami me l’avait conseillé, et ce fut un moment de lecture assez incroyable. Mais je peux aussi parler des Cerfs-volants de Kaboul, de Au revoir-là haut

Enfin… « Littérature et sport », qu’en penses-tu ?

Le sport, c’est une allégorie de nos vies : la performance, l’échec, le reniement, l’adrénaline, la confrontation, l’autre… Littérature et sport ? Ils se nourrissent l’un de l’autre.