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En attendant Drouant…

goncourt fausses pelles

Le 4 avril dernier, en début d’après-midi, je reçus un coup de téléphone de l’auteur de Fausses pelles, Benoît Decock.

« Tu as vu ?

  • Non…
  • On y est ! »

La nouvelle est tombée. Nous mettons un peu de temps à réaliser, mais oui, le recueil de nouvelles en aviron Fausses pelles que les Éditions Salto ont édité en octobre dernier est retenu parmi les quatre finalistes du Prix Goncourt de la Nouvelle.

Le Goncourt !

Face à Fausses pelles, nous retrouverons le chanteur Raphaël auteur d’un premier livre intitulé Retourner à la mer édité par Gallimard. Également chez Gallimard, la femme de lettres slovène Brina Svit nous donne ses Nouvelles définitions de l’amour. Et enfin, le journaliste et chroniqueur Claude Serillon parle de notre époque avec La Conversation publié par l’éditeur indépendant Cent Mille Milliards. Une auteure confirmée, un journaliste de renom, un chanteur de talent… et un ancien rameur. Voici donc le carré d’as d’un

Prix Goncourt de la Nouvelle qui a ouvert ses portes à l’aviron. Parmi les anciens lauréats du prix, citons pêle-mêle Andrée Chedid, Jean Vautrin, Philippe Claudel ou Éric-Emmanuel Schmitt. Benoît Decock parviendra-t-il à les rejoindre au palmarès du Goncourt de la Nouvelle (excusez-nous d’utiliser une terminologie sportive, difficile de chasser le naturel…) ? Nous l’espérons vivement.

Benoit Decock Fausses pelles

Mais que Fausses pelles soit à cette place est déjà une belle victoire pour l’auteur, pour la maison d’édition, et plus généralement pour la littérature sportive.

Que Virginie Despentes, Paule Constant, Françoise Chandernagor, Didier Decoin, Patrick Rambaud, Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Eric-Emmanuel Schmitt, Philippe Claudel et Bernard Pivot, qui composent le jury, aient fait entrer un recueil de nouvelles sur l’aviron dans la maison Goncourt n’est pas anodin. C’est une reconnaissance du sport comme matière littéraire, comme l’amour, comme la mer, comme notre époque, qui sont les thèmes des trois autres finalistes. Benoît Decock sera-t-il l’héritier de Antoine Blondin, écrivain pionnier de la littérature sportive française d’après-guerre, qui avait reçu le même prix en 1976 ? Rejoindra-t-il également le passionné de cyclisme, Paul Fournel et son recueil Les Athlètes dans leur tête, primé en 1989 ?

Réponse le 3 mai, du côté du mythique restaurant Drouant, aux alentours de midi…

En attendant, (re)lisons ces Fausses pelles, tour à tour drôles, graves, oniriques, mystérieuses, lucides, festives, poétiques, d’un auteur qui fait aimer l’aviron : « un peu homme du fleuve et des bois, érudit, esthète, un peu anar et en même temps conservateur […]. Un homme libre. »

 

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