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2016 – N+1 !

Lapalissade s’il en est, la fin du mois de décembre est une période propice aux bilans et aux festivités. Les Éditions Salto vont profiter de leur pirouette pour se retourner un instant, et faire une sorte d’analyse d’après-match en tentant d’éviter les poncifs du style (« Seule la victoire compte », « Il a été meilleur que moi, c’est tout », « On fera les comptes à la fin de la saison », etc.).

Et pour nous, cette année 2015 a forcément une saveur particulière, puisqu’elle restera à jamais la première.

Nous voilà bien installés sur la Place aux Herbes de Méjannes le Clap, village gardois où le sport a toute sa place grâce à un cadre naturel exceptionnel (rivière à proximité, garrigue, etc.), aux superbes installations sportives de l’Espace Gard Découvertes, à la Grotte de la Salamandre et aux nombreuses initiatives amatrices et associatives. Peut-être y a-t-il sur les bancs de l’école méjannaise le futur Nicolas de Préville, jeune footballeur qui a tapé ses premiers ballons sur le terrain irrégulier et escarpé du Champs de Mars, et qui fait désormais le bonheur du mythique Stade de Reims ?

Dans notre bureau méjannais, nous avons fait naître le premier bébé Salto : Des Bleus à la belle étoile, écrit par Antonio Pereira. Grâce à ce roman, nous avons ri, nous avons réécrit l’histoire et nous avons regardé avec un œil particulier le parcours du XV de France à la Coupe du monde de rugby. Nous avons aussi essuyé les plâtres et avons découvert les premières difficultés du métier d’éditeur. Il y a eu des nuits blanches, des moments de tension.

Mais nous avons pris du plaisir. Et nous espérons que nous en avons donné.

De notre bureau méjannais, nous avons observé le monde. Et à la manière des personnages du Café des sports de Casteljaloux mis en scène par Antonio Pereira, nous avons commenté. Nous avons été affectés par l’accident d’hélicoptère qui a coûté la vie à la navigatrice Florence Arthaud, du boxeur Alexis Vastine et de la nageuse Camille Muffat. Nous avons été touchés par le décès du pilote automobile Jules Bianchi, neuf mois après un accident lors du Grand Prix du Japon : le premier accident mortel en F1 depuis Ayrton Senna. Le 18 novembre, Jonah Lomu, le plus grand des rugbymen nous a quittés, victime d’un arrêt cardiaque. Le plus grand, oui. Et pourtant, il n’avait jamais gagné la Coupe du monde. Parce que le talent vaut parfois tous les titres du monde…

De notre bureau méjannais, nous avons aussi parlé de la France, de Charlie, du 13 novembre, d’état d’urgence, d’élections, de réfugiés. Parce que nous nous faisons « une certaine idée de la France », nous parlons de sa culture, de sa littérature, de sa langue. Et par le biais de Salto, nous tentons de rendre hommage à tout cela. Et nous tenterons de nous rappeler des bons moments.

Parce que sans rien oublier, nous devons aussi, et surtout, retenir le positif. Les marches républicaines du 11 janvier en France, par exemple. Le prix Goncourt de Mathias Esnard pour son roman Boussole, aussi. La grande messe du Pape François aux Philippines. Ou l’extraordinaire année du champion de tennis Novak Djokovic.

Et plus proche de nous, retenons avec joie la naissance des Éditions Salto, et la parution de leurs premiers livres, qui ont été l’occasion de belles histoires et de belles rencontres. La rencontre avec nos auteurs d’abord, Antonio Pereira, David Xoual et Thomas Roussot, que l’on ne présente plus et que nous ne remercierons jamais assez pour leur confiance. Avec Nicolas Grenier et Mathilde Denanot avec qui nous sommes déjà engagés et qui nous feront remonter le temps. Que de belles collaborations… Citons aussi Rémi, graphiste de talent qui a créé notre beau logo et l’univers graphique de Salto ; Julie, notre maquettiste qui a mis en page nos trois livres ; Frédéric, Écrire le sport et les Éditions Myths, pour qui le décalage est un art ; notre imprimeur tchèque Pbtisk ; la Maison de la Presse de Saint-Ambroix et la librairie Sauramps d’Alès, qui ont épaulé les premiers mois de notre espace librairie ; Julien et Marie de Chaki, qui ont réalisé notre beau site Internet ; et nos consigliere Nicole et Fred, sans qui Salto n’aurait peut-être jamais vu le jour. Merci à eux, donc. Et merci à vous, qui avez lu ou offert nos livres. Merci à vous, qui nous suivez.

Et rendez-vous en 2016, pour une année tout aussi riche, où les livres de Salto se liront sur papier et au numérique. Où la France accueillera l’Euro de foot. Où le monde sportif fera de Rio de Janeiro sa capitale, pour des JO festifs et ensoleillés. Où nos auteurs seront lus, toujours plus.

Double salto et bonne année !

D. et J.

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